Saison 2026-2027
LE SON ET L’EAU : POUR UNE ÉCOLOGIE HYDROACOUSTIQUE
Les 13, 14 et 15 octobre
Organisé par le CEAC dans le cadre du programme FORESEE, en collaboration avec la MESHS, l’ITES (Institut des Transitions Environnementales et Sociales), l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille et le LACTH

D’après Gaston Bachelard, « La liquidité est, d’après nous, le désir même du langage ». N’est-il pas aussi celui de la musique ? Si la musique a pour élément le non-identique qu’est le son comme Adorno a pu le formuler à plusieurs reprises, fluent comme le temps et comme l’eau, alors la rivière mélodique, le « ruisseau » (Bach en allemand) des notes révèle quelque chose d’un imaginaire sonore qui est aussi aquatique. Encore y a-t-il des eaux qui dorment, des silences marécageux. Il faudrait décrire aussi ces sons qui imitent l’immobilité, puisque « la plus grande merveille d’un art qui n’agit que par le mouvement est d’en pouvoir former jusqu’à l’image du repos » (Jean-Jacques Rousseau, Dictionnaire de musique).
La parenté de la musique en particulier, et des arts sonores en général, avec une forme de fluidité aquatique, appelle néanmoins plusieurs remarques. D’abord, l’eau connaît de nombreux états dont la liquidité n’est qu’un des aspects, et le colloque ne négligera pas non plus l’étude du son des glaciers, du silence ouaté de la neige ou du spectacle apparemment lointain et aphone des nuages. Ensuite, la problématique écologique vient aujourd’hui fortement interférer dans les arts sonores (l’écologie sonore/acoustique) comme dans la question de l’eau (sécheresse/ inondation, changement climatique induisant un changement du tracé des côtes, fonte des glaciers, réduction de la biodiversité en milieu marin, etc.). La sensibilisation à ces questions écologiques autour de l’eau doit de toute
évidence ne pas se limiter à la sphère visuelle, et concerner notamment l’ouïe. La prise en compte de l’équipement technique nécessaire à cette sensibilisation (hydrophones, …) et de son évolution sera un des aspects à étudier. Au delà d’un discours purement scientifique sur les questions d’eau et d’écologie, le colloque aura à coeur de cibler la présentation artistique et sonore de ces questions, face à un public qu’il s’agit de rendre davantage réceptif ; tout en s’efforçant d’apprécier la teneur esthétique autonome d’une telle présentation.
En croisant les disciplines (notamment la musicologie, la philosophie, la géographie, la bioacoustique, l’histoire de l’art contemporain) et en invitant artistes, paysagistes, audio-naturalistes, preneurs de son, ce colloque international entend démontrer que l’écologie sonore ne peut se passer d’une réflexion sur l’eau, en particulier du fait des conséquences vécues du changement climatique dont le son s’avère être un témoin privilégié.
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Mardi 13 octobre
9h : Accueil
9h30-11h15 : Enjeux régionaux
11h15-12h30 : Eau sonore
14h00-16h30 : Glaciers
16h30-17h30 : Table ronde
Inscriptions mardi 13 octobre*
Mercredi 14 octobre
9h-12h30 : Sous l’eau
14h-16h30 : Mers et océans
16h30-17h30 : Table ronde
Inscriptions mercredi 14 octobre*
Jeudi 15 octobre
9h-10h30 : Arts et sciences
10h30-12h30 : Eaux douces 1 (Fleuves, rivières, lacs)
14h-15h : Eaux douces 2 (Fleuves, rivières, lacs)
15h-16h30 : Table ronde des artistes-chercheurs
16h30-17h : Clôture du colloque
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Inscription obligatoire
Places limitées

